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Nouvelles règles pour la location touristique en 2026 : ce que les propriétaires doivent savoir

23 déc. 2025

3 minutes

Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 19 novembre 2024, appliquée au 1er janvier 2025, la réglementation encadrant la location touristique a profondément évolué. En 2026, ces mesures continuent de produire leurs effets, notamment dans les zones tendues où les contrôles sont renforcés.

Fiscalité, DPE obligatoire, pouvoirs élargis des communes, sanctions accrues : les propriétaires de meublés touristiques doivent désormais composer avec un cadre juridique plus strict. Voici l’essentiel à connaître pour rester conforme et sécuriser votre activité.


Quelles sont les nouvelles règles applicables en 2026 ?

1. Une fiscalité moins avantageuse pour les meublés touristiques

Depuis 2025, le régime micro-BIC applicable aux locations meublées de tourisme a été modifié :

  • 50 % d’abattement pour les meublés classés et chambres d’hôtes
    (plafond de 77 700 € de revenus annuels)

  • 30 % d’abattement pour les meublés non classés
    (plafond de 15 000 € de revenus annuels)

Ces nouveaux seuils réduisent significativement l’avantage fiscal pour les logements non classés. En 2026, il devient stratégique d’étudier l’option du classement ou d’envisager un régime réel si les charges sont élevées.

2. Le DPE devient un critère central

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) s’impose progressivement aux meublés touristiques, notamment en zone tendue.

Le calendrier prévu est le suivant :

  • À partir de 2025 : interdiction progressive des logements classés G

  • 2028 : seuil minimum F

  • 2034-2035 : obligation d’atteindre au moins la classe E, voire D selon les évolutions réglementaires

Cette mesure vise à lutter contre les passoires énergétiques et à améliorer la qualité du parc locatif.

Un bien mal classé peut à terme devenir inexploitable en location touristique.

3. Des pouvoirs renforcés pour les communes

Les municipalités disposent désormais de leviers plus importants pour encadrer la location saisonnière.

Elles peuvent notamment :

  • Réduire la durée maximale de location des résidences principales à 90 jours

  • Imposer des quotas de meublés touristiques par quartier

  • Renforcer les contrôles

  • Sanctionner plus sévèrement les infractions

Les amendes peuvent atteindre :

  • 10 000 € pour défaut d’enregistrement

  • 20 000 € pour fausse déclaration

  • Jusqu’à 100 000 € en cas de changement d’usage illégal

Dans certaines grandes villes, la régulation devient particulièrement stricte.


Les démarches obligatoires en 2026

Pour rester conforme, les propriétaires doivent :

  • Déclarer leur résidence principale en mairie

  • Obtenir un numéro d’enregistrement

  • Respecter la limite annuelle de location (souvent 90 jours)

  • Vérifier la conformité énergétique du logement

  • Respecter les règles de copropriété

En parallèle, certaines copropriétés peuvent désormais encadrer voire interdire la location touristique via leur règlement intérieur.

Une vigilance accrue est indispensable.


Location touristique en 2026 : un modèle toujours rentable ?

Malgré ce durcissement réglementaire, la location saisonnière reste rentable dans certains secteurs, notamment à forte demande touristique.

Cependant, le modèle devient :

  • Plus encadré

  • Plus technique

  • Plus risqué en cas d’erreur

De nombreux propriétaires s’interrogent désormais sur des alternatives plus sécurisées :

  • Location meublée moyenne durée (3 à 10 mois)

  • Bail mobilité

  • Gestion locative meublée longue durée

Ces options offrent :

  • Moins de contraintes administratives

  • Une fiscalité souvent optimisable

  • Moins de risques d’amende

  • Une stabilité locative accrue


Comment sécuriser votre stratégie en 2026 ?

Avec l’évolution constante des règles, il devient essentiel d’adopter une approche stratégique :

  • Analyser la rentabilité réelle après fiscalité

  • Étudier la conformité énergétique du bien

  • Vérifier les règles locales applicables

  • Évaluer l’opportunité d’un changement d’usage

  • Envisager une alternative locative si nécessaire

Une mauvaise anticipation peut entraîner des sanctions financières importantes.


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